KAREL ČAPEK

Traduit par Maryse Poulette

Les trois nouvelles qui suivent me semblent toujours actuelles. La première, Affaire Selvin du recueil "Les nouvelles d'une poche" (1928) est inspirée par l'affaire Dreyfus, qui fut le premier procès médiatique au monde.
Sous la pression des journalistes et par conséquent de l'opinion publique, Dreyfus fut rejugé, réhabilité et réintégré dans ses fonctions d'officier - bien que l'armée française reste convaincue de sa culpabilité. On a vu récemment plusieurs cas contraires. La justice n'a pas osé libérer la personne que les médias ont précédemment condamné.
Dans la deuxième nouvelle, Attila (1932), Čapek montre le danger d'une société multiethnique. Lors des moments difficiles, une minorité devient obligatoirement le bouc émissaire : tziganes, arabes, juifs, ...
La mort d'Archimède, extraite du "Récits apocryphes", est écrite en 1938, dans la crainte de l'invasion allemande. Comment ne pas penser aux Américains, qui, en poursuivant leurs terroristes sur les 4 coins de la planète, bâtissent un état totalitaire mondial ?

LP  

L'affaire Selvin

Případ Selvínův
(Povídky z jedné kapsy)
 

„Hm, můj největší úspěch, totiž úspěch, který mně udělal největší radost -” vzpomínal starý mistr Leonard Unden, veliký básník, laureát Nobelovy ceny a tak dále. „Mladí přátelé, v mém věku už člověk nedá na ty vavříny, ovace, milenky a jiné takové nesmysly, jmenovitě když už jsou dávno tytam. Pokud je člověk mlád, těší se ze všeho, a byl by osel, kdyby to nedělal ; jenže dokud je mlád, nemá na to, aby se z něčeho těšil. Vlastně by měl život postupovat obráceně ; nejdřív by měl být člověk stár a dělat plnou a záslužnou práci, protože se k jinému nehodí ; teprve nakonec by měl dospět mladostí, aby užíval plodů svého dlouhého života. Tak vidíte starce, už se zapovídal. O čem jsem to chtěl mluvit ? Aha, co byl můj největší úspěch. Poslouchejte, to nebylo žádné z mých dramat a žádná z mých knížek - ačkoliv byl čas, kdy se mé knížky opravdu četly ; můj největší úspěch byl případ Selvinův.

Voici quel fut mon plus grand succès, hum… je veux dire le succès qui m'a causé la plus grande joie, racontait le vieux maître Léonard Unden, le grand poète qui fut lauréat entre autres du Prix Nobel… À mon âge, mes jeunes amis, les lauriers, les ovations, les maîtresses, toutes ces idioties-là, on n'y attache plus guère d'importance, surtout lorsque c'est lié à un passé déjà lointain… Tant qu'on est jeune, on veut profiter de tout, et on serait bien bête de ne pas le faire ; mais voilà, quand on est jeune, on n'en a guère les moyens… En fait, la vie devrait marcher à l'envers ; on devrait commencer par être vieux, pour pouvoir accomplir une oeuvre achevée, digne d'éloges, puisqu'à cet âge, on n'est bon qu'à ça… ; et on ne devrait parvenir à la jeunesse que sur le tard, afin de jouir des fruits d'une longue vie… Vous voyez un vieux, si ça radote !… De quoi voulais-je parler ? Ah oui, de ce qui fut mon plus grand succès. Ce ne fut ni une pièce de théâtre, ni un recueil de poèmes, bien qu'il y eût un temps où on lisait réellement mes oeuvres ; mon plus grand succès, ce fut l'affaire Selvin.

Nu ovšem, vy už ani dobře nevíte, oč šlo ; vždyť už je tomu dvacet šest, nebo ne, dvacet devět let. Tedy je tomu dvacet devět let, co jednoho božího dne ke mně přišla taková bělovlasá, droboučká paní v černých šatech ; a dříve než jsem se jí mohl se svou tehdy velmi oceňovanou přívětivostí zeptat, co vlastně chce, bums, klečela přede mnou na zemi a dala se do pláče ; já nevím, já vám nemohu vidět ženskou plakat.

Évidemment, vous ne savez plus très bien de quoi il s'agit ; cela s'est passé il y a vingt-six ans, non, attendez, vingt-neuf… Donc un beau jour, il y a vingt-neuf ans, une dame vint me trouver, une petite dame aux cheveux blancs, toute menue, en vêtements de deuil ; avant que j'aie pu lui demander, avec cette bienveillance fort prisée à l'époque, ce qu'elle désirait au juste, la voilà qui tombe à genoux devant moi et se met à pleurer ; or, comment vous dire ? je ne peux supporter de voir une femme pleurer.

‚Pane,’ řekla ta maminka, když jsem ji trochu upokojil, ‚vy jste básník ; pro vaši lásku k člověku vás zapřísahám, zachraňte mého syna ! Jistě jste četl v novinách o případu Franka Selvina -’

- Monsieur, me dit la petite dame lorsque je l'eus un peu calmée, vous êtes poète ; au nom de votre amour de l'humanité, je vous conjure de sauver mon fils ! Vous avez sûrement appris par les journaux l'affaire Frank Selvin…

Myslím, že jsem tehdy vypadal asi jako vousaté nemluvně ; četl jsem sice noviny, ale žádného případu Franka Selvina jsem si nevšiml. Tedy pokud jsem jí v tom štkaní a kvílení rozuměl, byla věc ta : Její jediný syn, dvaadvacetiletý Frank Selvin, byl právě odsouzen doživotně do těžkého žaláře, protože prý v loupežném úmyslu zavraždil svou tetu Sofii ; v očích poroty bylo přitěžující okolností, že se k svému činu nepřiznal.

A cet instant-là, j'imagine, je devais avoir l'air d'un nouveau né à qui la barbe aurait poussé… Certes, je lisais les journaux, mais jamais je n'avais vu l'affaire Frank Selvin. Donc, pour autant que je pus saisir quelque chose à travers ses hoquets et gémissements, l'affaire était la suivante : son fils unique, Frank Selvin, âgé de vingt-deux ans, avait été condamné à la détention perpétuelle pour avoir assassiné sa tante Sophie dans le but de la voler ; circonstance aggravante aux yeux du jury, il avait refusé d'avouer.

‚Vždyť on je nevinen, pane,’ úpěla paní Selvinová, ‚já vám přísahám, že je nevinen ! Toho nešťastného večera mi řekl : ‹Maminko, mě bolí hlava, já se půjdu projít za město.› Pane, proto nemůže dokázat své alibi ! Kdopak si v noci všimne mladého hocha, i kdyby ho náhodou potkal ? Můj Frantík byl trochu lehkomyslný chlapec ; ale vy jste byl také mlád ; považte, pane, že mu je teprve dvaadvacet let ! Copak je možné takhle zničit celý život mladého člověka ?’ A tak dále.

- Mais il est innocent, monsieur, gémissait Mme Selvin, je vous jure qu'il est innocent ! Le soir funeste, il m'a dit : "Maman, j'ai mal à la tête, je vais faire un tour dans la campagne." Et c'est pour ça, monsieur, qu'il ne peut prouver son alibi ! Qui va faire attention, la nuit, à un jeune homme rencontré sur sa route ? Mon petit Frank était un garçon un peu léger ; mais vous avez été jeune, vous aussi ; pensez donc, monsieur, il n'a que vingt-deux ans ! Comment peut-on anéantir ainsi la vie entière d'un jeune homme ? Etc.

Poslyšte, kdybyste viděli tu zlomenou bělovlasou maminku, tak byste poznali, co jsem tehdy poznal já : že jedno z nejstrašnějších utrpení je bezmocná soustrast. Nu, co vám budu povídat : nakonec jsem jí přísahal, že vynaložím všechno a nepřestanu, dokud v té věci nezjednám jasno ; a že věřím v nevinu jejího syna. Za to slovo mně chtěla líbat ruce. Když mně chudák stará žehnala, byl bych málem sám před ní klekl. To víte, jak hloupý obličej dělá člověk, když mu někdo tak děkuje jako pánubohu.

Je vous assure, si vous aviez vu cette maman aux cheveux blancs brisée de chagrin, vous auriez su ce que j'ai su alors : que l'une des souffrances les plus terribles qui soient, c'est la compassion impuissante. Que vous dire de plus ? je finis par lui jurer que je mettrais tout en oeuvre, que je ne ménagerais pas mes efforts pour éclaircir l'affaire, et que je croyais à l'innocence de son fils. Elle voulut m'embrasser les mains pour cette bonne parole. Et quand cette pauvre vieille me donna sa bénédiction, je faillis moi-même m'agenouiller devant elle… Vous voyez d'ici la tête que peut faire un homme que l'on vient remercier comme s'il était le bon Dieu…

Dobrá, tedy od té chvíle jsem udělal případ Franka Selvina svou věcí. Nejdřív jsem ovšem prostudoval akta procesu. Poslouchejte, tak šlampácký proces jsem jakživ neviděl ; to byl prostě justiční skandál. Případ byl vlastně docela jednoduchý : Jedné noci slyšela služka dotyčné tety Sofie, nějaká Anna Solarová, duševně méněcenná, padesátiletá, že někdo chodí u slečinky, totiž u tety Sofie, po pokoji. Šla se tedy podívat, proč slečinka nespí, a když vešla do ložnice, viděla okno dokořán a jak nějaká mužská postava skáče z okna do zahrady. Tu ta ženská ztropila děsný křik ; a když přišli sousedé se světlem, našli na zemi slečnu Sofii uškrcenou jejím vlastním ručníkem ; prádelník, kde schovávala své peníze, byl otevřen a prádlo zčásti vyházeno ; peníze tam zůstaly - patrně v tu chvíli služka vraha vyrušila. To byla tedy materia facti.

Bref, à partir de ce moment, l'affaire Frank Selvin devint en quelque sorte mon affaire personnelle. Je commençai, bien entendu, par étudier le dossier du procès. De ma vie, je vous jure, je n'ai vu un procès saboté de la sorte ; un véritable scandale judiciaire. L'affaire en somme était très simple : une nuit, la servante de ladite tante Sophie, une certaine Anna Solar, âgée de cinquante ans et débile mentale, entendit un bruit de pas dans la chambre de Mademoiselle, c'est-à-dire de la tante Sophie. Elle monta voir pourquoi Mademoiselle ne dormait pas. En entrant dans la chambre, elle vit la fenêtre grande ouverte et une silhouette d'homme sauter par là dans le jardin. La bonne femme poussa alors un cri terrible, et lorsque les voisins vinrent apporter de la lumière, ils trouvèrent Mlle Sophie sur le plancher, étranglée avec sa propre serviette. L'armoire où était conservé son argent était ouverte, et une partie du linge éparpillé. L'argent était toujours à sa place. L'arrivée de la servante à ce moment-là avait probablement dérangé le meurtrier. Tels étaient les faits matériels.

Druhého dne byl zatčen Frank Selvin. Ta služka totiž vypověděla, že poznala mladého pána, když skákal z okna. Bylo zjištěno, že v tu hodinu nebyl doma : vrátil se domů asi za půl hodiny potom a šel rovnou do postele. Dále vyšlo najevo, že ten hloupý kluk měl nějaké dluhy. Dále se našla klepna, která důležitě vypověděla, že se jí nějaký den před vraždou teta Sofie s něčím svěřila : prý byl u ní synovec Frank s prosíkem, aby mu půjčila pár stovek ; když odmítla - byla totiž strašně lakomá -, řekl prý Frank : Teto, dejte si pozor, něco se stane, to bude svět koukat.

Frank Selvin fut arrêté dès le lendemain. La servante avait déclaré en effet avoir reconnu le jeune monsieur au moment o1u il sautait par la fenêtre. On put établir qu'il n'était pas chez lui à cette heure-là ; il était rentré une demi-heure après pour se mettre directement au lit. Par la suite, on découvrit que cet idiot-là avait des dettes. Puis il se trouva une commère qui déclara d'un air important que la tante Sophie lui avait fait des confidences quelques jours avent le crime ; Frank était, paraît-il, allé la trouver pour la supplier de lui prêter quelques billets ; comme elle avait refusé - car elle était terriblement pingre - Frank avait ajouté : "Ma tante, méfiez-vous, il va se passer quelque chose qui étonnera le monde."

Tedy to bylo všechno, pokud se týkalo Franka.

Voilà tout ce que le dossier contenait au sujet de Frank.

A teď si vezměte proces : trval všeho všudy půl dne. Frank Selvin prostě tvrdil, že je nevinen, že byl na procházce, pak šel rovnou domů a spal. Žádný ze svědků nebyl podroben křížovému výslechu. Advokát Frankův - to se rozumí ex offo, protože paní Selvinová na lepšího advokáta peníze neměla - byl takový starý dobrák a idiot, který se omezil na to, že upozorňoval na mládí svého nerozvážného klienta a se slzami v očích prosil velkodušné porotce o shovívavost. Ani státní žalobce si nedal mnoho práce ; hřímal na porotce, že právě před procesem Franka Selvina vynesli dva osvobozující rozsudky ; kam prý by se lidská společnost řítila, kdyby každý zločin došel ochrany v laxní blahovůli a mírnosti soudců z lidu ? - Zdá se tedy, že porotci tento argument uznali a chtěli dát najevo, že se nesmí hřešit na jejich blahovůli a mírnost ; prostě rozhodli jedenácti hlasy, že Frank Selvin je vinen zločinem vraždy. Tak, to byl ten celý případ.

Et maintenant, considérez le procès : il dura en tout et pour tout une demi-journée. Frank Selvin affirma simplement qu'il était innocent, qu'il était allé faire un tour, puis qu'il était rentré directement chez lui pour aller dormir. Aucun des témoins ne fut soumis à un contre-interrogatoire. L'avocat de Frank - affecté d'office, bien entendu, Mme Selvin n'ayant pas assez d'argent pour s'en offrir un meilleur - était un vieillard bonasse et gâteux, qui se borna à attirer l'attention sur la jeunesse et l'irréflexion de son client et fit appel, les larmes aux yeux, à l'indulgence d'un jury magnanime. L'accusateur public lui-même ne se donna guère de mal ; il sermonna le jury qui avait promulgué, juste avant le procès de Selvin, deux jugements de non-culpabilité : où en arriverait la société, si n'importe quel crime devait être protégé par l'excès de complaisance et de modération des juges venus du peuple ? Il semble que les jurés furent sensibles à cet argument ; ils voulurent montrer qu'il ne fallait pas abuser de leur complaisance et de leur modération. Bref, par onze voix contre une, ils proclamèrent Frank Selvin coupable de meurtre. C'était donc là toute l'affaire.

Poslyšte, když jsem tyhle věci zjišťoval, já byl přímo zoufalý ; ve mně se všechno vařilo, ačkoliv nejsem právník, nebo snad právě proto, že nejsem právník. Jen si to představte : korunní svědkyně je duševně méněcenná ; nadto je jí skoro padesát let, tedy je patrně v klimaktériu, což ovšem případně snižuje její věrohodnost. Tu postavu v okně viděla v noci ; jak jsem později zjistil, byla teplá, ale velmi tmavá noc ; ta ženská nemohla tedy toho člověka poznat ani s přibližnou určitostí. Potmě nerozeznáte přesně ani velikost člověka ; to jsem sám na sobě důkladně přezkoušel. A ještě ke všemu ta ženská mladého pána, totiž Franka Selvina, přímo hystericky nenáviděla, protože prý se jí posmíval ; říkal jí totiž běloloktá Hébé, což dotyčná Anna Solarová z jakési příčiny považovala za smrtelnou urážku.

En vérifiant tous ces détails, j'étais, je vous assure, vraiment démoralisé. Je bouillais d'indignation, bien que je ne fusse pas juriste, ou peut-être justement parce que je n'étais pas juriste. Imaginez un peu la situation : le témoin principal, une débile mentale ; de plus, approchant la cinquantaine, donc, subissant l'effet de la ménopause, ce qui, dans le cas, diminue la valeur de son témoignage. Cette silhouette à la fenêtre, elle l'avait vue de nuit. Comme j'ai pu l'établir par la suite, cette nuit-là avait été chaude, mais très sombre. Impossible donc pour cette femme de reconnaître l'homme en question, même approximativement. Il est même impossible dans l'obscurité de distinguer de façon précise la taille d'un homme ; j'ai soigneusement vérifié cela par moi-même. En outre, cette femme éprouvait envers le jeune monsieur, c'est-à-dire Frank Selvin, une haine véritablement hystérique, sous prétexte qu'il se moquait d'elle. Il l'appelait "Hébé aux bas blancs", ce que, pour une raison indéterminée, ladite Anna Solar considérait comme une injure mortelle.

Druhá věc : Teta Sofie nenáviděla svou sestru, paní Selvinovou, a vlastně spolu nemluvily ; ta stará panna nemohla přijít Frankově mamince ani na jméno. Říkala-li teta Sofie, že jí Frank nějak vyhrožoval, mohlo to docela dobře patřit mezi ty staropanenské jedovatosti, které si vymýšlela, aby ponížila svou sestru. Pokud se týče Franka, byl to průměrně nadaný hoch ; byl písařem v nějaké kanceláři, měl dívku, které psal sentimentální dopisy a špatné verše, a upadl do dluhů, jak se říká, bez vlastní viny ; totiž protože se ze sentimentality ožíral. Jeho maminka byla dokonalá a ubohá osoba, sžíraná rakovinou, chudobou a lítostí. Tedy tak vypadaly věci při bližším pohledu.

Deuxième point : la tante Sophie détestait sa soeur, Mme Selvin, et de ce fait, elles ne se parlaient plus ; la vieille fille ne put même retrouver le nom de la maman de Frank. Si la tante Sophie avait déclaré avoir été menacée par Frank, cela pouvait être tout aussi bien l'une de ces remarques venimeuses que la vieille fille distillait afin d'humilier sa soeur. Quant à Frank, c'était un garçon moyennement doué. Il était gratte-papier dans un bureau quelconque, fréquentait une jeune fille à qui il écrivait des lettres sentimentales et des vers médiocres. Il contracta des dettes "sans y être pour rien", comme on dit. Tout simplement, dans ses crises sentimentales, il s'adonnait à la boisson. La maman était une personne parfaite à tous égards, une malheureuse rongée par le cancer, la misère et l'affliction. Voilà comment apparaissaient les choses lorsqu'on y regardait de plus près.

Kdepak, vy neznáte má tehdejší junácká léta ; když jsem byl v ráži, já jsem se necítil : Tehdy jsem napsal do novin sérii článků pod názvem Případ Franka Selvina ; bod za bodem jsem ukazoval nevěrohodnost svědků, hlavně korunní svědkyně ; analyzoval jsem rozpory ve svědectvích a zaujatost některých výpovědí ; dokázal jsem absurdnost toho, že by korunní svědkyně mohla poznat pachatele ; demonstroval jsem naprostou neschopnost předsedy soudu a hrubou demagogii plaidoyeru státního zástupce. Ale to mně nestačilo ; když už jsem byl v tom, začal jsem útočit na celou justici ; na trestní řád, na instituci porot, na celý netečný a sobecký společenský řád : Neptejte se, jaký z toho byl poprask ; tehdy jsem už měl nějaké jméno, mladý svět stál za mnou ; jednoho večera byly dokonce demonstrace před budovou soudu. Tehdy ke mně přiběhl ten advokát mladého Selvina a lomil rukama, co prý jsem to provedl ; že on přece podal zmateční stížnost a odvolání a že by Selvinův trest byl jistě snížen na nějakých pár let vězení ; ale teď že vyšší instance nemůže ustoupit teroru ulice, a proto zamítne všechny jeho rekursy. Řekl jsem tomu ctihodnému právníkovi, že už mně nejde jen o Selvinův případ ; že mně jde o pravdu a spravedlnost.

Vous ne m'avez pas connu à cette époque-là ; quand j'étais en rogne, je ne me sentais plus… J'écrivis dans les journaux toute une série d'articles intitulés "l'Affaire Frank Selvin". Je démontrai point par point l'incrédibilité des dépositions, surtout celle du témoin principal ; j'analysai les divergences entre les témoignages, le parti pris qui avait inspiré certaines déclarations ; je démontrai que le témoin principal ne pouvait en aucune façon avoir reconnu le meurtrier ; je soulignai l'incapacité notoire du président du tribunal, ainsi que la démagogie grossière dont avait témoigné le plaidoyer du procureur. Mais je n'en restai pas là. Une fois lancé, je me mis à attaquer tout l'appareil judiciaire, le Code pénal, l'institution des jurys, l'ordre social tout entier, dominé par l'indifférence et l'égoïsme. Vous ne sauriez imaginer le soulèvement que cela produisit. A cette époque, j'avais déjà un nom, et toute la jeunesse me suivait. Il y eut même un soir une manifestation devant le palais de la justice. L'avocat du jeune Selvin vint me trouver en se tordant les mains : que n'avais-je pas fait là ! Alors qu'il avait envoyé un pourvoi en cassation et que le châtiment de Selvin avait des chances d'être réduit à quelques années de prison… Maintenant, la Cour de cassation n'allait pas céder à la terreur de la rue. Elle rejetterait tous ses recours. Je répondis à cet honorable juriste que, pour moi, il ne s'agissait pas simplement de défendre l'affaire Selvin, mais la vérité et la justice.

Ten advokát měl pravdu ; rekursy byly zamítnuty, ale předseda soudu byl dán na penzi. Lidé zlatí, tehdy teprve jsem se do věci zažral ; vidíte, i dnes bych řekl, že to byl svatý boj o spravedlnost. Hleďte, mnoho věcí se od té doby zlepšilo ; přiznejte mně, starci, že mám na tom svůj trošek zásluhy : Selvinův případ přešel do světového tisku ; řečnil jsem dělníkům v hospodách a delegátům celého světa na mezinárodních kongresech. ‚Napravte Selvinův případ’, to byl svého času stejně mezinárodní výkřik jako třeba ‚Odzbrojte’ nebo ‚Votes for Women’. Pokud šlo o mne, byl to boj jedince proti státu ; ale za mnou bylo mládí. Když zemřela Selvinova maminka, sedmnáct tisíc lidí šlo za rakví té vyschlé a maličké paní, a já jsem mluvil nad otevřeným hrobem, jako jsem nemluvil nikdy v životě ; bůhví, přátelé, strašná a podivná věc je inspirace.

L'avocat ne s'était pas trompé ; les recours furent rejetés, mais le président du tribunal fut mis à la retraite. C'est alors, mes bons amis, que j'y allai à fond : vous savez, je pourrais dire encore aujourd'hui que ce fut là une guerre sainte pour la justice. Beaucoup de choses, voyez-vous, se sont améliorées depuis ce temps-là, et vous pouvez accorder à un vieil homme qu'il a eu là-dedans sa petite part de mérite. L'affaire Selvin fut reprise par la presse mondiale. J'allai faire des discours aux ouvriers dans les bistrots et aux délégués du monde entier dans les congrès internationaux. "Révisez l'affaire Selvin !" était devenu à l'époque une sorte de slogan international, tout comme "Désarmement !" ou "Votes for Women". Pour moi, cela signifiait la lutte de l'individu contre l'État, mais j'avais la jeunesse avec moi. Quand la maman de Selvin mourut, dix-sept mille personnes suivirent le cercueil de cette petite dame toute menue et desséchée, et moi, debout devant la tombe ouverte, je parlai comme jamais je n'avais parlé de ma vie : oui, mes amis, c'est une chose terrible et étrange que l'inspiration…

Sedm let jsem vedl ten boj ; a ten boj udělal mne. To nebyly mé knihy ; ale Selvinův případ, co mně získalo to jisté světové jméno. - Já vím, říkají mně Hlas Svědomí, Rytíř Pravdy nebo jak ještě ; něco z toho bude i na mém náhrobním kameni. Jistě tak nějakých Atrnáct let po mé smrti se bude ve školních Aítankách psát, jak básník Leonard Unden bojoval za pravdu ; pak se i na to zapomene.

Durant sept ans, j'ai mené ce combat, et c'est lui qui m'a fait ce que je suis. Si j'ai acquis une certaine renommée mondiale, elle n'est pas due à mes livres, elle est due à l'affaire Selvin. Je sais qu'on m'appelle la Voix de la Conscience, le Chevalier de la Vérité, ou je ne sais quoi encore ; il y aura même quelque chose de ce genre gravé sur ma pierre tombale… Une quinzaine d'années après ma mort, on pourra lire encore dans les manuels scolaires comment le poète Léonard Unden a combattu pour la vérité ; puis cela sera oublié, comme le reste…

Sedmého roku zemřela korunní svědkyně Anna Solarová ; před smrtí se vyzpovídala a s pláčem se přiznala ; že ji tíží svědomí ; že tehdy u soudu křivě přísahala ; že nemůže říci po pravdě, že by ten vrah v okně byl Frank Selvin. Ten dobrák páter s tím přijel ke mně ; tehdy už jsem měl lepší rozum o běhu světa, a proto jsem nešel s věcí do novin, nýbrž poslal jsem milého faráře k soudu. Do týdne byla nařízena restituce procesu Franka Selvina. Do měsíce stál Frank Selvin znovu před porotou ; nejlepší advokát zadarmo rozdrtil žalobu v prach ; nato povstal státní zástupce a doporučil porotcům, aby Franka Selvina osvobodili. A porotci rozhodli dvanácti hlasy, že je Frank Selvin nevinen.

Au bout de la septième année mourut Anna Solar, témoin principal de l'affaire. Avant de mourir, elle se confessa et, prise de remords, avoua en pleurant qu'elle s'était jadis parjurée devant le tribunal : elle ne pouvait affirmer à coup sûr que le meurtrier à la fenêtre était Frank Selvin. Le bon père vint me trouver pour m'apprendre la nouvelle. Cette fois, j'avais acquis une certaine expérience du monde : au lieu de porter cette nouvelle dans la presse, j'envoyai le brave curé au tribunal. Avant la fin de la semaine, on décrétait la révision du procès Selvin. Un mois plus tard, Selvin comparut de nouveau devant le jury. Le meilleur avocat vint bénévolement réduire l'accusation en poussière. Après quoi, le procureur se leva et convainquit les jurés de rendre la liberté à Frank Selvin. Et les jurés déclarèrent par douze vois Frank Selvin non coupable.

Ano, to tedy byl největší triumf mého života. Žádný úspěch mně nedal tak čisté uspokojení - a zároveň takový jakýsi pocit prázdnoty ; abych řekl pravdu, trochu mně začal Selvinův případ chybět zůstala mně po něm jaksi mezera. To bylo den po procesu. Najednou přijde holka a povídá, že chce se mnou mluvit nějaký člověk.

… Oui, je vous dis, ce fut là le plus grand triomphe de ma carrière. Aucun autre succès ne m'avait jamais causé de satisfaction aussi pure, satisfaction à laquelle se mêlait une certaine sensation de vide. À dire vrai, l'affaire Selvin commençait un peu à me manquer ; elle avait laissé en moi une sorte de lacune… Nous étions au lendemain du procès, lorsque la bonne vint me dire qu'un homme désirait me parler.

‚Já jsem Frank Selvin,’ řekl ten člověk a zůstal stát ve dveřích ; a mně bylo - já nevím, jak bych vám to řekl ; pocítil jsem jakési zklamání, že ten můj Selvin vypadá jako… řekněme jako losový agent : trochu obtloustlý a bledý, se začínající pleší, mírně opocený a nesmírně všední ; krom toho páchnul pivem.

- Je suis Frank Selvin…, dit cet homme, qui resta debout à l'entrée. Et je me sentis… je ne sais comment exprimer cela… je ressentis une vague déception en voyant que mon Selvin ressemblait à… disons, à un placier en billets de loterie : pâle, légèrement bedonnant, avec un début de calvitie, transpirant modérément, immensément banal ; en outre, il puait la bière…

‚Slovutný Mistře,’ koktal Frank Selvin (představte si, řekl mi ‚slovutný Mistře’!, já bych ho byl kopnul !), já vám jdu poděkovat… jako svému největšímu dobrodinci. Zdálo se, že se tomu učil zpaměti. ‚Vám vděčím za svůj celý život. Všechna slova díků jsou slabá -’

- Illustre maître, bredouilla Frank Selvin (illustre maître, vous vous rendez compte ! je lui aurais envoyé mon pied quelque part…). Je suis venu vous offrir mes remerciements, comme à mon plus grand bienfaiteur (il donnait l'impression d'avoir appris cela par coeur). Je vous suis reconnaissant pour la vie entière. Tous les mots de remerciement sont insuffisants…

‚Ale prosím vás,’ řekl jsem mu honem, ‚to byla má povinnost ; když jsem si jednou byl jist, že vás odsoudili nevinně -’

- Excusez-moi, coupai-je, mais je n'ai fait que mon devoir. Du moment que j'étais persuadé qu'on vous avait condamné injustement…

Frank Selvin potřásl hlavou. ‚Mistře,’ řekl truchlivě, ‚já bych nechtěl svému dobrodinci lhát ; já jsem totiž tu babu zabil.’

Frank Selvin hocha la tête. - Maître, dit-il d'une voix attristée, je ne voudrais pas mentir à mon bienfaiteur : cette bonne femme, c'est bien moi qui l'ai tuée.

‚Tak u všech všudy, vyletěl jsem, proč jste to neřekl před soudem ?’

- Mais par tous les diables, explosai-je, pourquoi ne pas l'avoir dit au tribunal ?

Frank Selvin se mi podíval vyčítavě do očí. ‚Mistře,’ řekl, ‚na to přece mám právo ; obžalovaný má právo zapírat, no ne ?’

Frank Selvin me lança un regard de reproche. - Maître, dit-il, c'était mon droit… Un accusé a bien le droit de nier, non ?

Přiznám se vám, že jsem byl zdrcen. ‚Co tedy ode mne chcete ? vyjel jsem si na něj.’

Je vous avoue que j'étais effondré. - Alors, qu'est-ce que vous attendez de moi ? lui jetai-je à la figure.

‚Já vám jdu, mistře, jen poděkovat za vaši šlechetnost,’ mluvil pan Selvin smutným hlasem, který patrně považoval za dojatý. ‚I mé matičky jste se ujal. Bůh vám žehnej, ušlechtilý pěvče !’

- J'étais venu simplement, maître, vous remercier de votre noblesse, dit Selvin d'une voix funèbre, qu'il jugeait probablement émue. Vous avez même pris soin de ma pauvre mère… Dieu vous bénisse, noble chanteur !

‚Jděte,’ zařval jsem bez sebe ; chlap letěl ze schodů jako střelený.

- Fichez-moi le camp ! éclatai-je, hors de moi ; le gars dévala les escaliers comme si on lui tirait dessus.

Za tři neděle mě zastavil na ulici ; byl trochu opilý. Nemohl jsem se ho zbavit ; dlouho jsem nechápal, co chce, až mně to vyložil, drže si mě za knoflík. Prý jsem mu to pokazil ; kdybych prý nebyl tak o jeho případu psal, byl by odvolací soud přál sluchu zmateční stížnosti jeho advokáta, a on, pan Selvin, by nemusel sedm let nevinně sedět ; abych tedy prý vzal aspoň zřetel na jeho stísněné postavení, které jsem zavinil tím ; že jsem se vložil do jeho procesu - Zkrátka musel jsem mu strčit nějakou stovku. ‚Bůh vám žehnej, dobrodinče,’ řekl nakonec pan Selvin se zarosenýma očima.

Trois semaines plus tard, il m'aborda dans la rue ; il était légèrement ivre. Impossible de m'en débarrasser ; je restai longtemps sans comprendre ce qu'il voulait, jusqu'à ce qu'il finit par m'expliquer, en s'agrippant à l'un de mes boutons, que je lui avais tout gâché ; qui si ne n'avais pas parlé de son affaire dans la presse, la cour d'appel aurait agréé le pourvoi en cassation de son avocat, et lui, Selvin, n'aurait pas fait sept ans de prison pour rien. Je devais au moins considérer l'état de gêne dans lequel il se trouvait, et que j'avais provoqué en me mêlant de son procès… Bref, je dus lui glisser un billet. - Dieu vous bénisse, mon bienfaiteur, dit-il enfin, les yeux embués de larmes.

Podruhé přišel výhrůžněji. Já prý jsem si na jeho případu pomohl ; prý jsem si získal slávu jen tím, že jsem ho hájil, a jak on k tomu přijde, aby z toho nic neměl ? Nemohl jsem ho nijak přesvědčit, že mu nejsem dlužen cosi jako provizi ; prostě platil jsem znovu.

La fois suivante, il prit un air plus menaçant. Grâce à son affaire, j'avais, paraît-il, amélioré ma situation ; j'avais acquis la gloire par le simple fait de l'avoir défendu. Comment pourrait-il admettre qu'aucune part de cela ne lui revint ? Il me fut impossible de le convaincre que je ne lui étais redevable d'aucune commission ; bref, je dus payer de nouveau.

Od té doby se u mne objevoval spíše v kratších přestávkách ; sedl si na sofa a vzdychal, že trpí výčitkami svědomí za to, že tu babu odkrouhnul. ‚Já se jdu udat, Mistře,’ říkal zasmušile, ‚ale pro vás to bude světová ostuda. Tak já nevím, jak bych došel klidu.’ - Poslouchejte, tyhle výčitky svědomí musejí být strašlivá věc, mám-li soudit podle toho, co jsem se tomu chlapovi naplatil, aby je mohl dále snášet. Nakonec jsem mu koupil lístek do Ameriky ; došel-li tam klidu, to nevím.

À partir de ce moment, il fit chez moi des apparitions plutôt rapides. Il venait s'asseoir sur le canapé en soupirant qu'il avait des scrupules d'avoir étranglé la vieille. "Je vais aller me dénoncer, maître, disait-il d'une voix attristée ; mais pour vous, ce sera un scandale dans le monde entier. Je ne sais comment retrouver la paix…" Je vous jure que les scrupules, ce doit être une chose épouvantable, à en juger par les sommes que je dus débourser à ce garçon pour qu'il pût continuer à les supporter. Je finis par lui payer un billet pour l'Amérique. A-t-il retrouvé la paix là-bas ? Je l'ignore…

Tak to byl ten největší úspěch mého života ; mladí přátelé, až budete psát nekrolog na Leonarda Undena, napište, že Selvinovým případem se vryl zlatým písmem a tak dále ; buď mu věčný dík.”

Eh bien, vous voyez quel a été le plus grand succès de ma vie ; quand vous écrirez, mes jeunes amis, l'éloge funèbre de Léonard Unden, vous n'oublierez surtout pas de dire qu'il a gravé son nom dans l'Histoire en lettres d'or grâce à l'affaire Frank Selvin. Louange éternelle à sa mémoire.

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Attila

(Kniha apokryfů)

 

Ráno přinesl posel z kraje lesa zprávu, že na jihovýchodě plála v noci ohnivá záplava. Toho dne zase sychravě mžilo, mokrá polena nechtěla ani hořet ; tři lidé z houfce ukrytého v rokli zemřeli na krvavou stolici. Protože už nebylo co jíst, vypravili se dva muži k pastýřům v zálesí ; vrátili se pozdě odpoledne promoklí a k smrti vysílení ; stěží z nich dostali, že je zle : ovce kapají a krávy se nadýmají ; pastýři se na ně vrhli s kyji a noži, když jeden z nich chtěl odvést svou vlastní jalůvku, kterou jim svěřil před útěkem do lesů.

Un messager, venu de la lisière du bois, arriva au matin, annonçant que dans la nuit on avait vu s'élever, en direction du sud-est, une clarté d'incendie. Ce jour-là, il recommençait à bruiner ; impossible de faire brûler les bûches mouillées ; trois hommes du détachement réfugié dans le ravin moururent de selles sanglantes. Comme il n'y avait plus rien à manger, deux hommes se mirent en route pour joindre les bergers qui vivaient aux alentours du bois ; ils revinrent tard dans la nuit, trempés jusqu'aux os et mortellement épuisés ; tout juste si on put leur tirer quelques mots. La situation était tragique ; les brebis crevaient et les vaches enflaient ; les bergers s'étaient jetés sur eux, massues et couteaux au poing, alors que l'un d'eux avait voulu remmener sa propre génisse, qu'il leur avait confiée avant de fuir dans le bois.

„Modleme se”, děl farář, trpící úplavicí. „Hospodin se slituje.”

- Prions, fit le curé, souffrant de dysenterie. Le Seigneur aura pitié de nous.

„Kriste eleison,” počal huhlati sklíčený houfec. V tu chvíli vypukla ječivá váda mezi ženami, něco kvůli vlněnému hadru.

- Kriste Eleison, commença à psalmodier la petite troupe accablée. À cet instant précis, une âpre querelle éclata entre les femmes, au sujet d'un chiffon de laine.

„Co to zase je, zatracené baby,” zařval starosta a šel zpráskat ženy bičem. Tím se uvolnilo bezradné napětí, muži se začali zas cítit jako muži.

- Qu'est-ce qu'il y a encore, maudites vieilles, rugit le maire, qui alla frapper les femmes de son fouet. Aussitôt l'atmosphère de perplexité se détendit ; les hommes recommencèrent à se sentir des hommes.

„Sem se ti kobylkáři nedostanou,” mínil jeden vousáč. „Kdepak do těch roklí, tady tím podrostem - Prý mají koně malé a vychrtlé jako kozy.”

- Ces hobereaux n'arriveront jamais jusqu'ici, lança un homme à barbe. Comment pourraient-ils pénétrer dans ces ravins, à travers ces taillis... Paraît qu'ils ont des chevaux minuscules et aussi efflanqués que des chèvres.

„Já bych řek,” namítal jakýsi podrážděný mužík, „že jsme měli zůstat v městě. Tolik jsme se naplatili na ty hradby. . . Za ty prachy mohly být hradby jako hrom, no ne  ?”

- Moi, j'suis d'avis, rétorqua un homme surexcité, qu'on aurait dû rester dans la ville. Quand je pense à tout ce qu'on a payé pour ces remparts... Avec tout ce fric, les remparts devaient tenir le coup, il me semble ?

„To víš,” posmíval se souchotivý bakalář. „Za ty prachy mohly být hradby z koláčů. Jdi si kousek ukousnout - moc lidí se z toho, holenku, nažralo ; snad tam něco zbylo i pro tebe.”

-Tu parles, railla un bachelier poitrinaire. Avec tout ce fric, on pouvait même faire des remparts de choux à la crème. Tu peux aller en croquer un bout... u en a déjà des tas, mon vieux, qui s'en sont mis plein la lampe ; peut-être qu'il reste encore quelque chose pour toi !

Starosta varovně zafuněl ; ten hovor se sem zřejmě nehodil.

Le maire fit entendre un grognement avertisseur ; cette conversation tombait plutôt mal actuellement.

„Já bych řek,” trval na svém podrážděný občan, „že kavalerie proti takovým hradbám... Nepustit je do města a bylo to. A mohli jsme být v suchu.”

- J'suis d'avis, s'entêta le citoyen surexcité, que la cavalerie, elle pouvait toujours y aller, avec des remparts pareils... Y avait qu'à tout simplement les empêcher d'entrer dans la ville. On aurait pu au moins être au sec.

„Tak se vrať do města a vlez si do postele,” radil mu vousáč.

- Alors rentre dans la ville et fourre-toi au lit, lui conseilla le barbu.

„Co bych tam dělal sám,” namítal podrážděný člověk. „Já jenom říkám, že jsme měli zůstat ve městě a bránit se... Přece mám právo říci, že se stala chyba, ne ? Tolik nás ty hradby stály a pak se řekne, že nejsou k ničemu ! Tak prosím !”

- Qu'est-ce que j'y ferais tout seul, protesta l'homme surexcité. Je dis simplement qu'on aurait dû rester dans la ville et se défendre. J'ai tout de même bien le droit de dire qu'on a fait une erreur, non ? Ces remparts nous on coûté les yeux de la tête, et maintenant, on vient nous dire que ça ne sert à rien. Alors quoi ?

„Ať je to tak nebo tak, děl farář, „musíme důvěřovati v pomoc boží. Lidičky, vždyť ten Attila je jenom pohan -

- Quelle que soit l'issue des événements, fit le curé, nous devons nous en remettre à l'aide du Seigneur. Cet Attila, ce n'est après tout qu'un païen...

„Bič boží,” ozval se mnich, klepající se zimnici. „Trest boží.”

- Le fléau de Dieu, proféra un moine, grelottant de fièvre. Le châtiment de Dieu.

Muži se rozladěně odmlčeli ; ten horečný mnich by pořád jen kázal a nepatří ani do obce. Nač máme svého faráře ? myslili si muži. Ten je náš, drží s námi a nenadává tolik na naše hříchy. Jako bychom se tolik nahřešili, myslili si muži rozmrzele.

Les hommes se turent, agacés. Est-ce que ce moine fiévreux n'allait pas bientôt en finir avec son prêchi-prêcha ? Il n'est même pas de la commune. A quoi bon alors avoir notre curé ? Lui au moins, il est des nôtres, et il ne passe pas son temps à récriminer contre nos péchés. Comme si nous en avions tellement, pensaient les hommes avec ressentiment.

Déšť ustal, ale těžké krůpěje pořád ještě šelestily pod korunami stromu. Bože, Bože, Bože, hekal farář, trápený svou nemocí.

La pluie cessa, mais de lourds grêlons continuaient de crépiter sans relâche sous la cime des arbres. Mon Dieu, mon Dieu, gémissait le curé, torturé par sa maladie.

K večeru přivlékly hlídky zbědovaného mladíka ; prý je to uprchlík od východu, z obsazeného území.

Sur le soir, les gardes amenèrent un jeune homme d'aspect misérable ; un fuyard de l'est, du territoire occupé, à ce qu'il disait.

Starosta se nadul a počal uprchlíka vyslýchat ; byl patrně toho mínění, že se taková úřední věc musí dít co nejpřísněji. Ano, řekl mladík, Hunové jsou už jenom asi jedenáct mil odtud a postupují pomalu dále ; obsadili jeho město, viděl je, ne, Attilu ne - viděl však jiného generála, takového tlustého. Zda město spálili ? Ne, nespálili ; ten generál vydal proklamaci, že se civilnímu obyvatelstvu nic nestane, ale že město musí dát píci, proviant a kdesi cosi. A že se obyvatelé musí zdržeti všech nepřátelských projevů proti Hunům, jinak že se sáhne k nejpřísnějším represáliím.

Le maire bomba le torse et se mit en devoir d'interroger le fugitif ; il semblait être d'avis que ce genre de choses administratives doit être mené avec le maximum de sévérité. Oui, disait le jeune homme, les Huns ne sont plus guère qu'à onze milles d'ici, et continuent à avancer progressivement ; ils avaient occupé sa ville, lui-même les avait vus - pas Attila, non, mais il avait vu un autre général, une espèce de gros. S'ils avaient brûlé la ville ? Non pas ; le général en question avait fait proclamer que rien n'arriverait à la population civile, mais que la ville devait livrer du fourrage, des provisions et toutes sortes de choses. Et que les habitants devaient se garder de toute manifestation hostile envers les Huns, sans quoi il leur en coûterait les pires représailles.

„Ale ti pohani přece vraždí i ženy a děti,” tvrdil s jistotou vousáč.

- Mais ces païens massacrent tout de même bien les femmes et les enfants, affirma avec assurance le barbu.

Prý ne, řekl mladík. U nich prý ne. On sám byl schován ve slámě, ale když mu maminka řekla, že se povídá, že Hunové budou odvádět mladé muže za honáky stád, v noci utekl. To prý je všecko, co ví.

- Non, disait le jeune homme. Du moins pas dans leur ville. Lui-même était resté caché dans la paille, mais lorsque sa mère lui avait dit que les bruits couraient, comme quoi les Huns allaient emmener les jeunes gens pour garder leurs troupeaux, ils s'était enfui dans la nuit. C'est tout ce qu'il avait entendu dire.

Mužové byli nespokojeni. „To přece je známo,” prohlásil jeden, „že utínají nemluvňatům ruce, a co dělají ženským, to se nedá ani povídat.”

Les hommes n'étaient pas satisfaits. - C'est pourtant un fait bien connu, proclama l'un d'eux, qu'ils coupent les mains des nouveau-nés, et quant à ce qu'ils font aux femmes, c'est impossible à dire.

Já o ničem takovém nevím, řekl mladík, jako by se omlouval. Aspoň u nich prý to nebylo tak zlé. A kolik že těch Hunů je ? Prý asi dvě stě, víc jich nebude.

- Je n'ai rien entendu dire de pareil, fit le jeune homme, comme s'il s'excusait. D'après ce qu'il savait, c'était loin d'être aussi terrible chez eux. Et ces Huns, combien pouvait-il y en avoir ? Environ deux cents, tout au plus.

„Lžeš,” křikl vousáč. „To přece ví každý, že jich je přes pět set tisíc. A kam přijdou, tam všechno vyvraždí a sežehnou.

- Tu mens, cria le barbu. Tout le monde sait bien qu'il y en a plus de cinq mille. Et que partout où ils passent, ils ne font que massacrer et incendier.

„Zamknou lidi do stodol a tam je upálí,” řekl druhý.

- Ils enferment les gens dans des granges et les brûlent vifs, dit un second.

„A děti nabodávají na kopí,” podotkl třetí rozhořčeně.

- Et ils empalent les enfants sur leurs lances, ajouta un troisième avec indignation.

„A pekou je nad ohněm,” dodával čtvrtý potahuje rýmou. „Pohani zlořečení !

- Et ils les font griller au-dessus du feu, renchérit un quatrième, reniflant sous l'effet du rhume. Bande de païens maudits !

„Bože, Bože,” sténal farář. „Bože, smiluj se nad námi !”

Mon Dieu, mon Dieu, gémit le curé. Mon Dieu, aie pitié de nous !

„Ty jsi mi nějaký divný, děl vousáč k mladíkovi podezíravě. „Jak můžeš říkat, žes viděl Huny, kdyžs byl schovaný ve slámě ?”

- Tu m'as l'air un rien bizarre, fit le barbu au jeune homme d'un air soupçonneux. Comment peux-tu dire que tu as vu les Huns, si tu es resté caché dans la paille ?

„Maminka je viděla,” koktal mladík, „a nosila mi na půdu jídlo -”

- Ma mère les a vus, bégaya le jeune homme, et elle m'apportait à manger au grenier...

„Lžeš,” zahřímal vousáč. „My přece víme, kam Hunové přijdou, že vyžerou všechno jako kobylky. Ani listi na stromech po nich nezůstane, rozumíš ?”

- Tu mens, tonna le barbu. Nous savons bine, nous, que partout où passent les Huns, ils dévorent tout comme des sauterelles. Une fois qu'ils sont passés, il ne reste plus une feuille sur un arbre, entends-tu ?

„Bože na nebi, Bože na nebi,” počal hystericky kvílet podrážděný občan. „A proč, proč to je ? Kdo to zavinil ? Kdo je sem pustil ? My jsme se tolik naplatili na vojsko... Bože na nebi !”

- Dieu du ciel, Dieu du ciel, se mit à glapir histériquement le citoyen surexcité. Et pourquoi, pourquoi cela ? A qui la faute ? Qui les a laissé pénétrer ? Alors que nous nous sommes tellement décarcassés pour l'armée... Dieu du ciel !

„Kdo je sem pustil ? „ ozval se výsměšně bakalář. „To ty nevíš ? Zeptej se byzantského císaře pána, kdo sem ty žluté opice zavolal ! Holenku, dnes už ví každý, kdo platí stěhování národů ! Tomu se říká vysoká politika, víš ?”

- Qui les a laissé pénétrer ? s'exclama le bachelier en ricanant. Tu ne le sais donc pas ? Demande un peu à Sa Seigneurie l'Empereur de Byzance, qui donc a fait venir ici ces singes jaunes ! Voyons, plus personne n'ignore aujourd'hui qui finance le déplacement des nations ! C'est ça, mon vieux, qu'on appelle la haute politique !

Starosta vážně zafuněl. „Hlouposti. To je docela jináč. Oni ti Hunové asi doma chcípali hladem... pakáž líná... pracovat to neumí... civilizaci žádnou to nemá... a chtějí se nažrat. Proto jdou na nás... aby nám tento... plody naší práce. Jenom krást, rozdělit si kořist... a zas táhnout dál, ničemové !”

Le maire poussa un grognement bien senti. - Complètement idiot. Ça n'a rien à voir. Ces Huns devaient certainement crever de faim chez eux... une bande de fainéants pareils... Ça ne sait même pas travailler, ça ne connaît aucune civilisation... et puis ça veut bouffer. Faut pas chercher plus loin : s'ils s'en prennent à nous, c'est tout simplement pour nous... ratiboiser les fruits de notre travail. Voler, se partager le butin, et filer plus loin, c'est tout ce qu'ils savent faire, ces vauriens !

„Jsou to nevzdělaní pohani,” děl farář. „Divoký a neosvícený lid. To nás Pán jenom tak zkouší ; modleme se a vzdávejme díky a ono zas bude dobře.”

- Ce sont des païens arriérés, fit le curé. Un peuple sauvage et sans culture. Le Seigneur ne cherche par là qu'à nous éprouver ; prions et rendons grâces, et tout redeviendra pour le mieux.

„Metla boží,” počal vzrušeně kázat horečný mnich. „Bůh vás tresce za vaše hříchy, Bůh vede Huny a vyhladí vás jako Sodomské. Za vaše smilstvo a rouhání, za tvrdost a bezbožnost vašich srdcí, za vaši lakotu a obžerství, za váš hříšný blahobyt a mamon vás Bůh zavrhl a vydal v ruce nepřátel !”

- La férule de Dieu, commença à déclamer avec agitation le moine fiévreux. Dieu vous punit pour vos péchés, Dieu guide les Huns et vous fera périr de faim comme les Sodomites. Pour votre luxure et vos blasphèmes, pour la dureté et l'impiété de vos coeurs, pour votre avarice et votre ivrognerie, pour votre esprit de lucre et votre argent sacrilège, Dieu vous a rejetés et livrés aux mains des ennemis !

Starosta hrozivě zachrčel  : „Pozor na hubu, Domine  : tady nejsi v kostele, víme ? Přišli se nažrat. Hladovci jsou to, dranti a holota...”

Le maire râla, menaçant : - Fais gaffe à ta grande gueule, Dominus ; ici tu n'es pas à l'église, hein ? C'est uniquement pour s'empiffrer qu'ils sont venus ici. Maudits crève-la-faim, loqueteux, canailles...

„Politika je to,” stál na svém bakalář. „V tom má prsty Byzanc.”

- Tout ça, c'est la politique, s'obstina le bachelier. Byzance est dans le coup, vous pouvez y aller !

A tu se vášnivě ozval počerný muž, povoláním cínař : ,,Žádná Byzanc ; to udělali kotláři a nikdo jiný ! Před třemi lety tu byl potulný kotlář a ten měl zrovna takového malého a vychrtlého koně, jako mají ti Hunové.

Un homme au teint sombre, rétameur de son métier, intervint alors d'une voix passionnée : - Byzance n'a rien à voir là-dedans ! Ce sont les chaudronniers qui ont fait le coup, personne d'autre ! J'ai connu un chaudronnier ambulant qui vivait ici il y a trois ans, et il avait justement le même cheval que ces Huns, tout petit et efflanqué.

„A co z toho ? „ ptal se starosta.

- Et puis après ? fit le maire.

„To přece dá rozum,” křičel počerný muž. „Ti kotláři šli napřed, aby se podívali, co kde je... špióni to byli… To spískali jenom kotláři ! Ví někdo, odkud přišli ? A co tu vůbec chtěli ? Co, co... k čemu, když je ve městě usedlý cínař ? Jen řemeslo nám kazit... a špehovat... Jakživi nešli do kostela... čarovali... dobytek zaklínali... kurvy za sebou táhli... Všecko ti kotláři !”

- C'est pourtant simple à comprendre, cria le noiraud. Les chaudronniers sont allés d'abord tâter le terrain... des espions, quoi ! Ce sont les chaudronniers et eux seuls qui ont tout manigancé ! Est-ce que quelqu'un sait seulement d'où ils viennent ? Ce qu'ils voulaient au juste ? Que venaient-ils faire dans une ville où il y a déjà un rétameur installé ? Nous gâcher le métier, tout simplement... et nous espionner. On ne les a jamais vus mettre les pieds à l'église... ils pratiquaient la magie... ils jetaient des sorts au bétail... ils traînaient toutes les putains derrière eux ! Tout ça, c'est la faute aux chaudronniers !

„Něco na tom je,” uvažoval vousáč. „Kotláři jsou divní, prý žerou i syrové maso.

- Il y a du vrai là-dedans, réfléchit le barbu. Les chaudronniers sont bizarres, paraît qu'ils dévorent de la viande crue.

„Zlodějská banda,” dotvrdil starosta. „Kradou slepice a vůbec.”

- Une bande de voleurs, souligna le maire. Ils chipent les poules, et vraiment ils ne valent pas cher.

Cínař se dusil spravedlivým hněvem. „Tak vidíte ! Říká se Attila, a to zatím kotláři... Za vším, za vším jsou ti zlořečení kotláři ! Začarovali nám dobytek... poslali na nás úplavici... Všecko kotláři ! Měli jste je zvěšet, kde se jaký ukázal ! Copak nevíte... nevíte o kotlech pekelných ? A neslyšeli jste, že ti Hunové při pochodu tlukou do kotlů ? Každé dítě musí pochopit tu souvislost ! To kotláři na nás uvalili válku... kotláři jsou vším vinni... A ty,” křičel s pěnou u úst, ukazuje na cizího mladíka, „ty jsi také kotlář, jsi spojenec a špión kotlářů ! Proto jsi přišel... a chtěl nás obalamutit, ty kotláři, chtěls nás zradit kotlářům...”

Le rétameur suffoquait d'une juste colère : - Vous voyez bien ! On accuse Attila, et en attendant ce sont les chaudronniers... C'est eux, c'est cette bande de maudits chaudronniers la cause de tout ! Ils nous ont ensorcelé le bétail... ils nous ont envoyé la dysenterie... Tout ce qui nous arrive, c'est eux ! Vous auriez dû les pendre dès que vous en aperceviez un ! Ne savez-vous rien des chaudrons de l'enfer ? N'avez-vous pas entendu dire que les Huns défilent en frappant sur des chaudrons ? N'importe quel enfant verrait le rapport ! Les chaudronniers ont déversé la guerre sur nous ; les chaudronniers sont coupables de tout... Et toi, cria-t-il, l'écume à la bouche, en désignant le jeune étranger, tu es un chaudronnier, toi aussi, un allié et un espion des chaudronniers ! C'est pour ça que tu es venu ; tu as voulu nous monter le coup, espèce de chaudronnier, tu as voulu nous livrer aux chaudronniers...

„Pověsit ho,” vypískl podrážděný mužík.

- Qu'on le pende ! siffla le petit homme surexcité.

„Počkejte, sousede,” burácel starosta do vřavy. „To se musí vyšetřit Ticho !”

- Attendez, camarades ! hurla le maire au fort de la bagarre. Il faut faire une enquête ! Du calme !

„Jaképak cavyky,” ječel někdo.

- Pas tant d'histoires, glapit quelqu'un.

Počaly se sbíhat i ženy.

Les femmes commencèrent aussi à s'assembler.

Té noci vzplanula záplava na severozápadě. Řídce přeprchávalo. Pět lidí z houfce zemřelo úplavicí a kašlem.

Cette nuit-là, la lueur monta du nord-ouest. Il pleuvait par intervalles. Cinq hommes du détachement moururent de dysenterie et de coqueluche.

Mladíka pověsili po delším mučení.

On pendit le jeune homme après des tortures prolongées.

La mort d'Archimède

Archimedova smrt
(Kniha apokryfů)

Ona totiž ta historie s Archimédem nebyla docela tak, jak se píše ; je sice pravda, že byl zabit, když Římané dobyli Syrakus, ale není správné, že do jeho domu vnikl římský voják, aby plenil, a že Archimédes, ponořený do rýsování nějaké geometrické konstrukce, na něho mrzutě zavrčel : „Neruš mi mé kruhy!” Předně Archimédes nebyl žádný roztržitý profesor, který neví, co se kolem něho děje ; naopak byl od nátury pravý voják, který vymýšlel pro Syrakusy válečné stroje na obranu města ; za druhé pak ten římský vojáček nebyl žádný opilý kořistník, nýbrž vzdělaný a ctižádostivý štábní setník Lucius, který věděl, s kým má tu čest, a nepřišel plenit, nýbrž vzdal na prahu vojenský salut a řekl : „Buď zdráv, Archiméde.”

Il faut dire en fait que cette histoire avec Archimède ne s'est pas passée exactement comme on l'écrit ; il est vrai, certes, qu'il fut assassiné au moment où les Romains conquirent Syracuse, mais il n'est pas exact d'affirmer qu'un soldat romain pénétra dans sa maison dans le but de piller, ni non plus qu'Archimède, absorbé dans le tracé de quelque construction géométrique, lui jeta d'un ton hargneux : N'efface pas mes cercles! En premier lieu, Archimède n'avait rien d'un professeur distrait qui ignore ce qui se passe autour de lui ; c'était par nature un vrai soldat, qui avait conçu pour Syracuse des machines de guerre destinées à la défense de la ville ; en second lieu, ce petit soldat romain, loin d'être un ivrogne assoiffé de butin, n'était autre que le chef d'état-major Lucius, homme cultivé et ambitieux, qui savait à qui il avait l'honneur de parler ; bien éloigné d'être venu dans l'intention de piller, il fit sur le pas de la porte le salut militaire et dit : „Salut à toi, Archimède.”

Archimédes zvedl oči od voskové destičky, na které opravdu něco rýsoval, a řekl : „Co je?”

Archimède leva les yeux de ses tablettes de cire, sur lesquelles il était véritablement en train de dessiner quelque chose, et il s'écria : „Qu'y a-t-il?”

„Archiméde,” děl Lucius, „my víme, že bez tvých válečných strojů by se tyhle Syrakusy nebyly udržely ani měsíc ; takhle jsme s nimi měli dvě léta co dělat. Nemysli si, my vojáci to dovedeme ocenit. Skvělé stroje. Gratuluju.”

- Archimède, fit Lucius, nous savons que sans tes machines de guerre cette ville de Syracuse n'aurait même pas tenu un mois, alors que nous avons mis deux bonnes années pour en venir à bout. Ne proteste pas, nous soldats nous nous y connaissons. Prodigieuses, ces machines. Toutes mes félicitations!

Archimédes mávl rukou. „Prosím tě, na tom přece nic není. Obyčejné vrhací mechanismy - nu, taková hračka. Vědecky to nemá valného významu.”

Archimède fit un geste. - Je t'en prie, il n'y a rien là d'extraordinaire. De simples mécanismes de projection... une sorte de jouet, en somme. Du point de vue scientifique cela n'a pas grande signification.

„Ale vojensky ano,” mínil Lucius. „Poslyš, Archiméde, já jsem ti přišel říci, abys pracoval s námi.”

- Mais du point de vue militaire, oui, émit Lucius. Écoute, Archimède, je suis venu te prier de venir travailler avec nous.

„S kým?”

- Avec qui?

„S námi Římany. Musíš přece vidět, že Kartágo je v úpadku. Nač jim ještě pomáhat! Ted' zatočíme s Kartágem, to budeš koukat. Měli byste jít raději s námi, vy všichni.”

- Avec nous, Romains. Tu dois pourtant bien savoir que Carthage est en décadence. À quoi bon vouloir encore défendre ces gens-là? Nous allons maintenant secouer Carthage, et comme il faut. Vous feriez mieux vous tous de vous mettre avec nous.

„Proč?” bručel Archimédes. „My Syrakusané jsme náhodou Řekové. Proč bychom měli jít s vámi?”

- Et pourquoi? grogna Archimède. Il se trouve que nous, Syracusains, nous sommes des Grecs. Pourquoi serions-nous tenus de vous suivre?

„Protože žijete na Sicílii, a my Sicílii potřebujeme.”

- Parce que vous vivez en Sicile, et que nous avons besoin de la Sicile.

„A proč ji potřebujete?”

- Et pourquoi cela?

„Protože chceme ovládnout Středozemní moře.”

- Parce que nous voulons dominer la Méditerranée.

„Aha,” děl Archimédes a pohlížel zamyšleně na svou destičku. „A k čemu to chcete?”

- Aha, fit Archimède en considérant sa tablette d'un air absorbé. À quoi cela vous avancera?

„Kdo je pánem Středozemního moře,” řekl Lucius, „je pánem světa. To přece je jasné.”

- Celui qui est maître de la Méditerranée, dit Lucius, est maître du monde. C'est pourtant clair.

„Copak musíte být pány světa?”

- Est-ce donc si indispensable que vous soyez maîtres du monde?

„Ano. Poslání Říma je, aby se stal pánem světa. A říkám ti, že jím bude.”

- Oui. La mission de Rome est de dominer le monde. Et je peux te dire qu'elle y parviendra.

„Možná,” řekl Archimédes a smazával něco na voskové tabulce. „Ale já bych vám to neradil, Lucie. Poslyš, být pánem světa - to vám dá jednou ukrutné hájení. Škoda té práce, co s tím budete mít.”

- C'est possible, dit Archimède, tout en effaçant à plusieurs reprises quelque chose sur sa tablette de cire. Mais moi, je ne saurais vous le conseiller, Lucius. Écoute-moi, dominer le monde - cela vous obligera un jour à une lutte acharnée pour vous défendre. C'est vraiment de la peine inutile que vous allez vous donner là.

„To je jedno ; ale budeme veliká říše.”

- C'est égal ; mais nous formerons un grand empire.

„Veliká říše,” mumlal Archimédes. „Když nakreslím malý kruh nebo velký kruh, je to pořád jenom kruh. Zas tady jsou hranice - nikdy nebudete bez hranic, Lucie. Myslíš, že velký kruh je dokonalejší než malý kruh? Myslíš, že jsi větší geometr, když nakreslíš větší kruh?”

- Un grand empire, murmura Archimède. Que je dessine un petit cercle ou un grand cercle, c'est toujours un cercle. Il y a toujours des frontières quelque part - vous ne pourrez jamais être sans frontières, Lucius. Crois-tu qu'un grand cercle soit plus parfait qu'un petit cercle? Penses-tu que tu seras plus grand géomètre si tu dessines un plus grand cercle?

„Vy Řekové si pořád hrajete s argumenty”, namítl setník Lucius. „To my dokazujeme svou pravdu jinak.”

- Vous, les Grecs, vous ne savez que jouer avec des arguments, rétorqua le capitaine Lucius. Nous, nous prouvons notre vérité autrement.

„Čím?”

- Et comment donc?

„Činem. Například jsme dobyli vašich Syrakus. Ergo nám Syrakusy náležejí. Je to jasný důkaz?”

- Par les actes. Exemple, nous avons pris Syracuse. Ergo, Syracuse nous appartient. Est-ce une preuve assez claire?

„Je,” řekl Archimédes a škrábal se pisátkem ve vlasech. „Ano, dobyli jste Syrakus; jenže to už nejsou a nebudou ty Syrakusy jako dosud. Bylo to velké a slavné město, člověče ; ted' už nikdy nebude veliké. Škoda Syrakus!”

- Bien sûr, dit Archimède en se grattant la tête de son poinçon. Bien sûr, vous avez conquis Syracuse ; mais ce n'est plus et ce ne sera jamais plus la Syracuse d'avant. C'était une grande et glorieuse cité, mon ami ; maintenant, elle ne sera jamais plus une grande cité. Hélas pour Syracuse!

„Zato Řím bude veliký. Řím musí byt nejsilnější v celém okruhu zemském.”

- En revanche, Rome sera une grande cité. Rome doit être la cité la plus puissante sur toute la surface de la terre.

„Proč?”

- Et pourquoi donc?

„Aby se udržel. Čím jsme silnější, tím víc máme nepřátel. Proto musíme být nejsilnější.”

- Pour pouvoir tenir. Plus nous sommes forts, plus nous avons d'ennemis. Et c'est pourquoi nous devons être les plus forts.

„Co se týče síly,” - mumlal Archimédes. „Já jsem tak trochu fyzik, Lucie, a něco ti řeknu. Síla se váže.”

- Pour ce qui est de la puissance..., murmura Archimède, je suis un peu physicien, Lucius, et je vais te dire quelque chose. La puissance se consomme.

„Co to znamená?”

- Qu'est-ce que ça signifie?

„To je takový zákon, Lucie. Síla, která působí, se tím váže. Čím budete silnější, tím více svých sil na to spotřebujete ; a jednou přijde chvíle -”

- C'est une sorte de loi, Lucius. Les forces en action s'annulent. Plus vous serez forts, plus vous devrez mobiliser de vos forces ; et un jour viendra le moment où...

„Co jsi chtěl říci?”

- Qu'as-tu voulu dire?

„Ale nic. Já nejsem prorok, člověče ; jsem jenom fyzik. Síla se váže. Víc nevím.”

- Mais rien, mon ami. Je ne suis pas prophète, je suis seulement physicien. Les forces opposées s'annulent. Je n'en sais pas plus long.

„Poslyš, Archiméde, nechtěl bys pracovat s námi? Nemáš ponětí, jaké ohromné možnosti by se ti otevřely v Římě. Stavěl bys ty nejsilnější válečné stroje na světě -”

- Ecoute, Archimède : ne voudrais-tu pas travailler avec nous? Tu n'as aucune idée des immenses possibilités qui te seraient offertes si tu venais à Rome. Tu pourrais construire les plus puissantes machines de guerre du monde entier...

„Musíš odpustit, Lucie ; jsem starý člověk, a ještě bych chtěl vypracovat jednu nebo dvě ze svých myšlenek. - Jak vidíš, zrovna si tady něco rýsuju.”

- Il faut me pardonner, Lucius ; je suis un vieil homme, et j'aimerais encore pouvoir mener à terme une ou deux de mes idées. Comme tu vois, je suis précisément en train de dessiner quelque chose.

„Archiméde, neláká tě dobývat s námi vlády nad světem? - Proč mlčíš?”

- Archimède, cela n'a donc pas d'intérêt pour toi, de lutter à nos côtés pour la domination du monde? Pourquoi gardes-tu le silence?

„Promiň,” brumlal Archimédes nad svou destičkou. „Co jsi řekl?”

- Pardon, grommela Archimède penché sur sa tablette. Qu'est-ce que tu as dit?

„Že člověk jako ty by mohl dobývat světovlády.”

- Qu'un homme comme toi pourrait conquérir l'empire du monde.

„Hm, světovláda,” děl Archimédes zahloubaně. „Nesmíš se zlobit, ale já tady mám něco důležitějšího. Víš, něco trvalého. Něco, co tu opravdu zůstane.”

- Hum, l'empire du monde, fit Archimède plongé dans ses réflexions. Tu ne dois pas m'en vouloir, mais je tiens là quelque chose de plus important. Quelque chose de durable, tu sais. Quelque chose qui vraiment demeurera.

„Co to je?”

- De quoi s'agit-il?

„Pozor, nesmaž mi mé kruhy! To je způsob, jak se dá vypočítat plocha kruhové výseče.”

- Attention, n'efface pas mes cercles! Cela représente la façon de calculer dans un cercle la surface d'un secteur.

* * *

* * *

Později byla vydána zpráva, že učený Archimédes přišel o život náhodou.

Plus tard, on reçut la nouvelle que le savant Archimède avait trouvé la mort par accident.