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Les Serbes et le Kosovo

L'histoire d'abord

Des années 1230 à 1918, pendant près de 7 siècles, les Turcs envahirent et occupèrent les Balkans.
Une occupation presque aussi longue que celle de la péninsule ibérique par les Arabes, avec des avancées et des retraites des deux côtés.

Ainsi pour le Kosovo, de la prise de Pristina, berceau de la monarchie et de la nation serbe en 1389, reconquise et reperdue plusieurs fois jusqu'en 1454, jusqu'en 1918 où les Ottomans alliés des Allemands furent enfin renvoyés chez eux.

Mais il n'y eut pas plus de "miracle balkanique" que d'"exception andalouse" ! Le point commun de ces deux occupations ? La reécriture par nos intellectuels de pacotille d’une histoire idyllique dans une société pluriethnique et multiculturelle de leur rêves...

Quand les Turcs eux mêmes se vantaient naguère de leurs exactions (les écrits restent !) à la fois au détriment des orthodoxes dont ils brûlaient les villes et monastères, pillaient les récoltes, s'appropriaient les femmes... Mais aussi au préjudice des convertis de force, pas assez pieux à leur goût, dont on ravivait la foi à coups d'émasculations et d'enrôlements forcés.

Eunuques et janissaires ont bien existé, même s'il est politiquement incorrect aujourd'hui de les évoquer. La repentance est toujours à sens unique !

Des historiens conformistes essaient, aujourd'hui, de nous expliquer que si la population Serbe (et serve !) du Kosovo n'a cessé de décroître au fil des siècles, au profit des Turcs et de leurs alliés qui s'y installaient en masse, c'est parce que les autochtones s'en allaient... De leur plein gré ? Ils préfèrent détourner le regard et parler d'autre chose !

Une reconquête sans cesse différée

Persécutés, les Serbes allèrent peupler la Krajina, la Slavonie, et la Voïvodine. Mais jamais ils ne renoncèrent à leur patrie confisquée. Les Balkans gagnèrent, pendant la période de la Renaissance, la réputation de région turbulente en perpétuels conflits. Car, dès qu'ils en avaient la possibilité, les Serbes lançaient des escarmouches et des attaques contre les Turcs.

Sans grand succès, mais cela ne les décourageait pas. Et les Turcs continuèrent d'occuper toute la Serbie pendant 5 siècles. Avec de sanglantes représailles après chaque nouvelle rébellion.

La défaite de justesse des troupes ottomanes de Kara Mustafa sous les murs de Vienne en 1683, et le reflux turc qui s'ensuivit, redonna de l'espoir aux Serbes.
Mais il leur fallut attendre 1804 et 1815, deux soulèvements enfin victorieux contre les Turcs pour que soit créé une principauté de Serbie, définitivement indépendante de la Sublime Porte en 1830, et reconnue par le Concert des Nations en 1878.

La principauté devint royaume de Serbie en 1882. Mais le Kosovo restait occupé par Albanais interposés.

Une nouvelle tentative de reconquête de la province perdue, lors de la guerre russo-turque de 1877-1878 se solda encore par un échec, et déclencha de nouvelles persécutions contre les Serbes du Kosovo. Avec un nouvel exode qui dura jusqu'en 1912.

Néanmoins, au début du XX ème siècle, les Serbes représentaient encore 60% de la population, en dépit des brimades incitant ces dhimmis à partir de chez eux, dans le meilleur des cas... Et malgré les massacres génocidaires dans le pire.

Il faudra attendre 1918, et l'effondrement de l'empire ottoman allié de l'Allemagne, pour que le Kosovo soit, en partie, rattaché à la Serbie. L'autre partie étant annexée par l'Albanie. La haine anti-serbe des Albanais Kosovars est alors exacerbée, du jour où ils perdent leur statut de minorité dominante.
 
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Kosovo fut rattaché a l'Albanie fasciste. Des dizaines de milliers de Serbes furent tués au combat, ou victimes de représailes, et plus de 100.000 chassés du Kosovo où désormais les Albanais pro-nazis commencent à devenir majoritaires.

On voit de quel côté s'est située la fameuse "épuration ethnique" dont on nous a tant rebattu les oreilles.

Le double jeu de Tito

Parce qu'il partage des intérêts économiques avec les Albanais, dont le dictateur Enver Hodja est un des rares staliniens qui acceptent d'avoir des relations normalisées avec lui, Tito fera tout pour empêcher les Serbes spoliés de retourner au Kosovo pour y récupérer leurs biens.

Pire, il favorisera l'installation de soi-disant réfugiés politiques albanais au Kosovo, imaginant dans ses délires mégalomanes d'inclure l'Albanie à la Yougoslavie !
 
Au lieu de l'unification espérée, Tito cèdera au chantage des Kosovars, de plus en plus agressifs, en leur accordant l'autonomie au sein de la Serbie, dans un Kosovo où désormais les musulmans sont majoritaires. Et continuent à mener une politique de terreur afin qu'il n'y reste plus un seul Serbe. Non seulement les maisons et les églises des Serbes sont détruites, les unes après les autres, mais aussi leurs cimetières !

Si ce n'est pas la continuation de l'épuration ethnique commencée au temps des sultans...
Jusqu'en 1988, 20.000 Serbes, femmes, enfants, vieillards, prêtres, seront assassinés par les islamo-mafieux tandis que plus de 200.000 seront chassés manu militari par les "gentils Kosovars persécutés", comme les média menteurs nous les présenteront 10 ans plus tard.

La riposte de Miloševic

En 1989, Slobodan Milosevic, "le Gorbatchev yougoslave" pas encore diabolisé par les média occidentaux, est élu président de la Yougoslavie. Il se considére en état de légitime défense contre les exactions des groupes terroristes (l'UCK futur allié des USA est alors pourchassé en Amérique !) et il promet aux Serbes du Kosovo :
"Ils ne vous frapperont plus jamais !"

Tenir cette promesse lui coûtera cher. Une invasion dix ans plus tard et un procès spectacle devant un soi disant tribunal pénal international créé par les Américains, lesquels refusent d'en reconnaître la légitimité pour leurs soldats perdus...

La détermination de Milosevic à supprimer le statut spécial du Kosovo pour en faire une province soumise au droit commun, déclenche une campagne d'attentats sans précédent non seulement au Kosovo mais aussi en Serbie même. Assassinats ciblés de personnalités ou aveugles, avec des bombes dans les lieux publics.

Les terroristes sont issus des milices albanaises, en particulier celles de l'UCK dont l'objectif avoué est "un Kosovo sans Serbes". Même le "modéré" Ibrahim Rugova (pour qui les chancelleries occidentales ont les yeux de Chimène) reconnait que "ce serait mieux !"

Les démocraties du côté des islamo-mafieux

Entre 1996 et 1998, l'UCK se lance dans une guerre sans merci contre les policiers et les fonctionnaires serbes, et contre tout ce qui représente l'autorité de l'"occupant".

Une inversion très orwellienne du langage, les habitants légitimes pas encore chassés de chez eux, étant considérés par leurs colonisateurs comme des envahisseurs !

Des familles entières de Serbes sont enlevées et disparaissent.
Plus tard, la KFOR détournera pudiquement le regard face à ces charniers incompatibles avec la propagande.

Début 1999, des heurts sanglants opposent les milices de l'UCK utilisant des armes lourdes, à l'armée régulière serbe. Avec la bienveillante complicité des média européens, les Albanais présentent leurs morts lors de ces batailles rangées, comme des victimes civiles massacrées.

Une tactique de victimisation qui a fait ses preuves ailleurs, en particulier auprès des intellectuels délirants, qui ont remplacé les prolétaires en voie de disparition par les musulmans, nouveaux damnés de la terre, lesquels ont droit à toute leur sollicitude. Puisqu'ils sont, par définition, des persécutés.

On connait la suite... En mars 1998, attaque et invasion par l'OTAN d'un pays ami de la France, et qui s'est illustré naguère dans la lutte contre les nazis...

Frappes aériennes sur les villes serbes, sans cibles militaires définies, avec pour seul objectif de punir les populations d'avoir mal voté et d'être, dans leur immense majorité, contre une partition à la hache de leur patrie.

Et tandis que l'OTAN et la KFOR installent leurs "kommandanturs", et pendant que notre bon docteur Kouchner joue les "gauleiters" au nom de "l'état mondial", les terroristes de l'UÇK assistés de miliciens albanais, massacrent les familles de Serbes qui n'ont pas fui, exterminent des villages entiers, et font brûler églises et monastères orthodoxes, avant de faire passer les bulldozers sur les ruines fumantes.

Criminels de guerre à sens unique

Ces exactions sont perpétérées, au vu et au su des forces d'occupation, qui ont reçu ordre de fermer les yeux. Mais de nombreux officiers, écoeurés, démissionneront ou argueront de maladies psychosomatiques pour se faire relever. Et tandis que les "gentils Kosovars" assassinent et détruisent à tour de bras, et perpétuent ces pratiques jusqu'à aujourd'hui, l'inénarrable tribunal pénal de l'état mondial traque et condamne les derniers responsables Serbes, coupables de crimes de guerre ou contre l'humanité...

Mais oublie de poursuivre les amis et alliés de circonstance qui ont commis des crimes au moins aussi graves et nombreux !

Le cas du général Agim Seku est révélateur : ancien chef d'état major de l'UCK, ancien premier ministre du Kosovo, il est accusé d'avoir fait assassiner près de 700 civils Serbes rien qu'en 1999.

Arrêté à Ljublijana en Slovénie en octobre 2003 puis arrêté de nouveau à Budapest en 2004, et arrêté encore en mai 2008 en Colombie (où il faisait du tourisme ?) et enfin gardé à vue en juin 2009 à Budapest, et toujours très vite remis en liberté... Malgré un mandat d'arrêt international justifié par un lourd dossier pénal auprès du "tribunal mondial" !

Comme par hasard d'ailleurs, contre les très rares Kosovars impliqués, le manque de preuves est la règle et les condamnations rarissimes ou symboliques.

Et puis, le Kosovo à la différence de la Serbie, ne livre pas ses tortionnaires. Mais parfois les condamne lorsqu'ils ont assassiné d'autres Albanais. Ainsi en 2003, Mustapha Rustem : 17 ans de prison, Nazif Mehmeti : 13 ans et Latif Gashi : 10 ans pour avoir tué des "frères" lors de conflits de pouvoir entre factions de l'UCK.

Une sévérité qui tranche avec l'indulgence envers les tueurs de Serbes.

Le bilan actuel

Fin 2010, il apparait que les opinions publiques occidentales et les gouvernements européens dont celui de la France ont été manipulés avant de s'enferrer, dans un déni autiste des nuisances kosovares malgré l'accumulation de preuves.

Et malgré la courageuse implication de Carla Del Ponte dans la révélation des trafics d'organes menés par les islamo-mafieux de l'UCK (pour qui ce n'était qu'une activité économique parmi d'autres, telles que trafics d'armes, de drogues et réseaux de prostitution), la communauté internationale vassale de l'OTAN et la plupart des média inféodés s'incrustent dans leur cécité coupable.

Tandis que les petits maîtres à penser s'enferrent dans leurs manichéisme selon lequel Serbes = nazis et Kosovars = résistants, on commence à réaliser à présent que la plupart des Kosovars "massacrés" l'ont été
soit lors d'opérations militaires menées par la police ou l'armée régulière serbe contre des bandes de criminels lourdement armés ou de terroristes organisés en guerrilla...
soit lors de réglements de comptes entre mafias albanaises, ou de conflits sanglants entre l'UCK et ses rivaux... Et je ne parle pas des frappes ratées de l'OTAN sur leurs si sympathiques alliés. Certes il est avéré que des opérations ponctuelles de représailles ont été menées par des milices serbes, et rien ne peut excuser cela, mais leurs meneurs ont été arrêtés et condamnés.

Quant aux causes réelles d'un conflit préparé par une exceptionnelle manipulation des opinions publiques, la principale pourrait être le prochain oléoduc Bourgas-Durrës, reliant la mer Noire à l'Adriatique. Un pipeline stratégique dans la rivalité qui oppose l'Europe et les USA à la Russie et à l'Iran pour contrôler l'acheminement du pétrole et du gaz entre l'Europe et l'Asie centrale.

Ce n'est pas par hasard que le camp Bondsteel a été imposé au Kosovo soi disant indépendant, pour contrôler le transit de l'énergie. D'ailleurs, divers documents dérobés prouvent que cette guerre a été planifiée avant les "massacres" montés en épingle, supposés avoir justifié l'intervention de l'"état mondial", au nom de la morale...

Enfin, parmi les dommages politiques collatéraux, outre ces centaines de millions d'euros offerts au Kosovo pour sa reconstruction, au détriment de l'économie européenne, et détournés par les hiérarques mafieux...

Le Kosovar a déjà commencé à servir de base arrière pour la déstabilisation du Monte Negro, de la Macédoine, et de la Grèce où l'existence de minorités albanaises islamisées sert de prétexte à soutenir et armer des groupuscules factieux. Nos dirigeants peuvent être fiers d'avoir joué les apprentis sorciers !

Christian Navis, http://christian.navis.free.fr, 18/12/10

 

Le triste destin des Serbes du Kosovo

De la victoire des communistes en 1945 à l'arrivée de l'OTAN en 1999, plus d'un demi million chrétiens ont été chassés par les Albanais, dont l'objectif est de créer une république islamique au coeur de l'Europe.

Et que fait l'Occident ? Pas grand-chose. Les soldats de l'OTAN montent une garde symbolique autour des monastères et des églises, tout en assurant une protection minimale aux quelques malades des enclaves se rendant dans les hôpitaux serbes du nord du Kosovo.

La vérité est que les troupes de la KFOR en font le moins possible pour ne pas fâcher les puissances qui financent les Albanais.

L'État serbe, lui-même aux abois, paie à grand-peine quelques dispensaires pour les soins les plus urgents et détache des instituteurs pour que les enfants aient au moins un rudiment d'éducation.

Mais cela ne suffit pas. Les Serbes du Kosovo souffrent d'un sentiment d'abandon qui fragilise leur volonté de résistance.

Si rien n'est fait, dans qulques années, il ne restera plus que des vieillards dans les enclaves chrétiennes. Les Albanais n'auront aucun mal à s'en emparer.

Solidarité Kosovo apporte au Kosovo le réconfort et des cadeaux à l'occation des fêtes de Noêl. Elle est la seule association non-serbe à venir aider les Serbes isolés dans les enclaves au sud du pays. Lisez le témoignage de M. Spasojevic de la maire de Mitrovica.

Je suis Serbe du Kosovo et chrétien. J'ai grandi et vécu dans la ville de Kosovska Mitrovice. Cette cité symbolise notre survie. Au nord de la ville on trouve les Serbes  et au sud, de l'autre côté de la rivière Ibar, les quartiers albanais.

Vous vous rendez compte ? Cela fait maintenant onze ans que je n'ai pu me rendre de l'autre côté du pont qui sépare les deux rives.

Mon histoire est celle de tous les Serbes d'ici : j'ai été grièvement blessé en 1999 d'une rafale d'AK47 lors d'une attaque islamiste. En 2004, mon père a été assassiné par un musulman alors qu'il revenait de faire ses courses ! Ses assassins ne lui auront laissé aucune chance ; il est mort, vidé de son sang.

Ces enclaves sont des ghettos que personne ne dénonce et les routes escarpées qui y mènent sont loin d'être sécurisées ! Je n'ai pas osé m'y rendre.

On peut difficilement imaginer les conditions de vie des familles dans ces enclaves. Quand ce ne sont pas les barbelés qui entournent le village, ce sont des militaires qui les sécurisent comme ils peuvent.

Solidarité Kosovo a équipé des écoles en ordinateurs, en vêtements chauds, en matériel de puériculture et même permis l'ouverture de clubs sportifs.

Après les bombardements de l'OTAN la plupart des structures serbes ont disparu. Les clubs de sport sont devenus le moyen de former la jeunesse saine et ambitieuse dont nous avons besoins.

Toutefois, la plus grande aide que nous apportent chaque année ces Français qui viennent jusqu'au Kosovo c'est une aide morale. Savoir que nous ne sommes pas seuls et que nous sommes soutenus est fondamental.

Dragan Spasojevic,
adjoint au maire de la commune de Kosovska Mitrovica,
en charge de la reconstruction et du retour des réfugiés chassés du Kosovo